EXCLUSIF - EXCLUSIVE - EXCLUSIEF

 

 

Interview radio avec Mme. Victorine Châlet de Petit-Wasmes (30 juin 1914 - 14 mars 2008), sur Vincent Van Gogh.

Transcription de l'interview en français.

Avec mes remerciements au collectionneur, feu Mr. Jean Bertrieaux.

 

Transcription of the radio interview with Mrs. Victorine Châlet from Petit-Wasmes (June 30th, 1914 - March 14th,  2008), about Vincent Van Gogh.

With thanks to collector, late Mr. Jean Bertrieaux.

English translation below.

 

Transcriptie van het radio interview met Mevr. Victorine Châlet uit Petit-Wasmes (30 juni 1914 - 14 maart 2008), over Vincent Van Gogh.

Met dank aan de overleden verzamelaar, Mr. Jean Bertrieaux.

Nederlandse vertaling onderaan.

 

 


 

 

« Foi sans frontières »

Média Communication Evangélique

Présenté par Alain Normand

(1990)

 

C’est « Foi sans frontières », un programme de  Média  Communication Evangélique dans une présentation assurée par Alain Normand .  A tous, un cordial salut !

Elle entendait toujours parler de « Monsieur Vincent » comme ayant été un « ange de pasteur ».  Et à l’époque, elle était loin de penser qu’il s’agissait, en fait , de Vincent VanGogh, celui-même qui deviendrait le célèbre peintre.  Dans un instant, nous vous proposerons l’interrview de Madame Victorine Chalêt, qui nous raconte comment, dans sa Belgique natale, elle en a entendu parler de la bouche de ses grands-parents.

Madame Victorine Chalêt, vous habitez à wasmes .  C’est dans le Borinage ?

Oui, Monsieur. 

Et vous êtes née là, dans cette région ?

Oui, Monsieur.  Depuis 76 ans je suis là.  Je n’ai jamais quitté mon village.

Alors, vous avez sans doute beaucoup de souvenirs dans votre mémoire, concernant la région où vous êtes née, ou vous avez vécu toutes ces années.  Et nous serions justement intéressés d’entendre parler, à l’intention de nos auditeurs, de ce que vous pouvez vous souvenir de ce temps du passé. 

Bien sûr.  J’ai été élevée avec mes grands-parents.  Du fait que ma mère est décédée, alors que je n’avais que 6 ans, j’ai été éllevée par mes grands-parants  qui étaient, on peut dire , les premiers protestants .  Ils sont nés en 1850.  Alors, cela ne nous rajeunit pas du tout, et ils faisaient partie d’un groupe protestant qui allaient au culte à Dour à ce temps-là.  Ca faisait un beau bout de chemin !

D’autant plus  qu’on n’utilisait pas les automobiles comme aujourd’hui.

Non, non.  Ils allaient à pied avec leurs septs enfants.  Et après,  ils ont eu le bonheur d’avoir « Monsieur Vincent ». 

Là, vous faites allusion à Vincent Van Gogh.

Oui .  Mais que nous n’avons jamais connu que sous le nom de « Monsieur Vincent ».  Eux ne parlaient pas de « Van Gogh ».  Alors, j’ai  été élevée avec eux ; on me parlait toujours de Monsieur  Vincent, sans savoir que s’était le grand peintre que j’ai connu après, par les affiches, par les on dits.  Mais quand ils parlaient de lui, c’était toujours avec une reconnaissance infinie envers le Seigneur d’avoir envoyé  ce serviteur parmi eux. 

Mais, dites-moi, Madame Victorine Chalêt, comment se fait-il que vos grands-parents aient rencontré Vincent Van Gogh ?

Et bien, cette rencontre s’est faite parce que Monsieur Vincent est venu dans la petite église qui s’était formée à la Ru du Bois, dans une ancienne salle de danse .  C’est là qu’ils ont connu Monsieur Vincent, qui était envoyé par Dieu  comme Evangéliste.

Voilà quelque chose qu’on ne connait pas trop…

Ah  si !  Et eux, ils étaient tellement heureux d’avoir un « pasteur », comme ils disaient : Monsieur Vincent. 

C’était une église naissante là à Wasmes-même ?

Oui.  A Petit-Wasmes. 

Alors, Vincent Van Gogh était venu pour annoncer l’évangile.  C’est donc qu’il était croyant et qu’il avait le souci de partager  l’évangile ?  Mais qu’avez-vous entendu dire, lui concernant, de la bouche-même de vos grands-parents ?

Ah,  c’est que pour eux, Monsieur Vincent était un ange !  Ils disaient : « C’est un ange que le Seigneur a envoyé vers nous ». Parce que, quand ils voyaient un pasteur, ce qui s’appelait « un pasteur », avec  chemise blanche, un chapeau haut de forme et redingote …..  Et, Monsieur Vincent, était, si on peut dire, l’égal des ouvriers.  Il était vêtu comme les ouvriers.  Et, avec son accent hollandais, il vivait près d’eux, près d’eux., près d’eux, … ,ce qui les touchait énormément, parce que ils sentaient en lui un véritable frère.  Il n’y avait pas de distance.  Ils se sentaient réellement compris.  ……    Ils parlaient de lui et ils disaient toujours : « Ah, Monsieur Vincent, c’était un ange ! ».

Et comment l’ange Vincent Van Gogh, qui était Evangéliste dans votre région, manifestait-il sa foi.  Et l’intérêt  tout pratique qu’il avait pour ses nouveaux paroissiens ?

Mais écoutez.  Selon sa foi, je ne sais pas trop dire, puisque j’étais jeune à ce temps-là.  Mais, sur le point pratique, je peux vous dire que ma grand-mère ainsi que d’autres épouses de mineurs grappillaient du charbon sur les terrils , et que Monsieur Vincent allait avec elle grappiller le charbon sur les terrils, et qu’il se chargeait des grosses charges.  S’il y avait une dame qui était enceinte, il prenait la charge et la portait à la maison pour qu’elle ne se fatiguent pas de trop. 

Parce que à cette époque, il y avait une grande misère et on s’efforçait de trouver des solutions pour la nourriture, pour les vêtements et aussi pour le chauffage ?  Quand vous dites que ces femmes allaient grappiller du charbon, vous voulez dire par là qu’elles allaient dans les endroits où l’on déversait la terre  qu’on retirait des mines et qu’il restait quelques résidus de charbon, et qu’on pouvait s’en servir.

On pouvait s’en servir et éventuellement vendre le surplus pour pouvoir apporter quelque chose en plus comme argent pour le foyer.  Quand il y a eu le fameux coup de grisou à Marcasse (1), une des mines, il était là et il attendait que les cadavres, non seulement les cadavres mais les blessés, remontent de la mine et il les soignait. 

C’est qu’à cette époque-là, il n’y avait pas tout le dispositif médical d’aujourd’hui.  Diriez-vous, Madame Victorine Châlet,  que si Vincent Van Gogh, lorsqu’il était évangéliste, annonçait l’évangile – il devait faire des prédications, des serments -  mais il ne se contentait pas seulement d’enseigner l’évangile.  Il s’appliquait à le vivre aussi dans son contact avec les autres.

C’est ce que mes grands-parents disaient .  Mais grands-parents disaient : malgré qu’il parlait comme un Flamand - parce que c’était un Hollandais – malgré qu’il parlait comme un Flamand, ce qu’il nous apportait nous faisait un bien énorme. 

Mais, il s’exprimait en français ?

Il s’exprimait en français, mais il y avait son accent : son accent flamand, son accent hollandais.  Mais néanmoins, cela apportait aux parents, aux grands-parents et ses enfants, donc mes oncles et mes tantes.  Et puis, il y avait des familles nombreuses en ce temps-là.  Donc, la petite salle où ils se trouvaient était remplie.

Mais, dites-moi, plus tard il a été reconnu que Vincent Van Gogh, s’il avait été évangéliste, était devenu un grand peintre.  A cette époque, quand vos grands-parents vous parlaient de lui, est-ce que l’on pouvait définir qu’il deviendrait ce peintre-là ?

Bien, c’est-à-dire qu’il habitait chez un cousin à ma grand-mère, chez Monsieur Denis et, le soir, il avait de grandes feuilles de papier, comme ma grand-mère disait, et il faisait des bonshommes dessus avec un morceau de bois qu’il prenait dans le foyer. 

Dans la cheminée ?

Dans la cheminée.  C’était en quelque sorte un genre de fusain.

Et là déjà il s’exerçait ?  Il faisait ses dessins ?

Donc, l’épouse du cousin, le lendemain matin froissait ces papiers-là pour allumer le feu dans la cheminée. 

Aaah, j’imagine qu’il sont nombreux , les auditeurs entendant cela, pour frémir devant cette perte irréparable !

Et elle disait : « Voilà encore Vincent qui a fait ses bonshommes » !  Et elle froissait les papiers, et elle allumait son feu avec.

 

Maison Denis - 2014-06-19 - interieur - P6196159

Maison Denis : Foyer / Fireplace / Haard

(hoto : 19/06/2014)

 

Ah, et le soir suivant, cela recommençait, j’imagine ?

Chaque soir !  Chaque soir, il faisait ses bonshommes. 

Il faisait ses bonshommes, ses dessins qu’il préparaient à devenir ce grand artiste qu’il deviendrait un jour.

Et qu’il est devenu.  Et il a tant souffert malgré tout.

 

Alors pour vous, quand vous entendez parler de Vincent Van Gogh, à quoi pensez-vous ?  Au peintre qu’il est devenu, avec cette célébrité plutôt posthume, qui accompagnerait son nom, ou à cet évangéliste, à ce pasteur qu’il a été sur le terrain si proche des hommes et des femmes qui étaient dans le besoin et qui se trouvaient dans la misère ?

Ecoutez.  Je pense surtout à « Monsieur Vincent » .  C’est la première chose à laquelle je pense; c’est au Monsieur Vincent qui vivait si proche des mineurs, si proche des malheureux, qui savait donner sa chemise à celui qui n’en avait pas. 

Et tout cela au nom de l’Evangile, la parole du Seigneur, ce Jésus , le Christ, dont il a été le messager, le porte-parole, ce qui pourrait évidemment surprendre pas mal de gens.  Mais qui a été une réalité.

Oui, et une fameuse réalité.   Parce que, je vous disais : mes grands-parents voyaient en lui un ange.  Ils disaient : « c’est un ange qui est venu parmi nous.  Dommage qu’il ne soit pas resté longtemps ».   C’est ce qu’ils disaient.

 

Et bien, c’est sur cette désignation de Vincent Van Gogh, « Monsieur Vincent », celui qui a été perçu comme un ange envoyé de Dieu, que nous prenons congé de vous maintenant.  Madame Victorine Châlet, nous vous remercions beaucoup de ce témoignage tel que vous nous l’avez apporté après l’avoir entendu de vos propres grands-parents.   Et cela remonte à beaucoup d’années.  Au revoir.

Au revoir Monsieur.

 

Maintenant, quand  nous entendrons parler de Vincent Van Gogh, le célèbre peintre, nous penserons aussi à « Monsieur Vincent », serviteur de Dieu parmi les mineurs et les pauvres gens du Borinage en Belgique.

Et, qui sait, peut-être cela nous incitera-t-il à nous laisser inspirer par l’Evangile et à faire de notre vie l’art d’aimer les autres.  Au nom de Jésus, le Sauveur.

A tous ceux qui nous en feront la demande, nous enverrons gratuitement la brochure intitulée « Jour après jour, amour ».  C’est un recueil de pensées tirées de la Bible. 

Alors, voici notre adresse :

Média Communication Evangélique

Case 822

2001 Neufchâtel

Suisse

 

A bientôt pour un nouveau programme « Foi sans frontières » .  Au revoir à tous. 

 

 

NOTE :

(1) Le charbonnage de Marcasse est bien celui où est descendu Vincent Van Gogh en avril 1879 (voir lettre à Theo no. 151 : http://vangoghletters.org/vg/letters/let151/letter.html ).

Toutefois, "le fameux coup de grisou", dont parle Victorine Châlet,a eu lieu au charbonnage de l'Agrappe à Frameries le 17 avril 1879 (voir la même lettre, note 3).

Vous trouverez plus de détails sur les deux charbonnages sur la page principale de ce blog.

 

 

Van Gogh - dessin Mineur avec pelle sur épaule

 

 

 


 

English translation by Filip Depuydt

Proofread by Nadia Catalano

 

 

 

 

« Foi sans frontières »

Média  Communication Evangélique

Presented by Alain Normand

(1990)

 

 

This is "Faith Without Borders, an Evangelic Communication Media programme presented by Alain Normand.  A hearty hello to all !

She used to hear talk of "Monsieur Vincent" as being an "angel of a pastor." And at the time, she did not have the slightest idea it was all about Vincent VanGogh, the same person who was to become the world famous painter.

In a few moments, we have an interrview with Madame Victorine Châlet, who will tell us what  she heard from her grandparents in her native Belgium.
Madame Victorine Châlet, you live in Wasmes. This is a village in the Borinage ?
Yes sir.

Were you born in this region ?
Yes sir.  I have lived here for 76 years.  I have never left my village.

You probably have a lot of memories of the region where you were born and have lived all these years.  We would be interested to hear what you can remember of that time for the benefit of our listeners.  
Of course.  I was raised by my grandparents, because my mother died when I was only 6 years old, I was raised by my grandparents who were,so to say,  the first Protestants. They were born in 1850. Which does not make us any younger, and they were part of a group of persons who went to protestant worship in Dour at that time. It was quite a stretch !

Especially since people did not use cars like today.
No, no. They were walking with their seven children. And later on they had the pleasure of having "Monsieur Vincent".

There you are referring to Vincent Van Gogh.
Yes, whom we only knew as "Monsieur Vincent".  Nobody spoke of "Van Gogh".  So I was raised by them and always spoke of Mr. Vincent, unaware that he had become the great painter I knew later on from posters and from talks.  But when they spoke of him, it was always with an infinite gratitude to the Lord for having sent the servant among them.

But tell me, Madame Victorine Chalet, how was it that your grandparents met Vincent Van Gogh?
Well, this meeting took place because Mr. Vincent came to the little church that was formed in Rue du Bois, a former dance hall. That's where they saw Mr. Vincent, who was sent by God as an Evangelist.

This is something that is not so well known...
Oh yes!  They were so happy to have a "pastor", as they said, “Mr. Vincent”.

It was an early church right there in Wasmes ?
Yes.  In Petit-Wasmes.


So, Vincent Van Gogh came to preach the gospel.  So he beleved and had the desire to share the gospel?  But what have you heard about him from your grandparents?
Ah, to them, Mr. Vincent was an angel !  They said: "He  is an angel sent to us by the Lord." Because, the image they had of a pastor, or what was called a "pastor", was a person with a white shirt, top hat and frock coat....  And Mr. Vincent was, so to speak, equal to the workers. He was dressed as  the workers. And with his Dutch accent, he lived so close to them.  So close to them ..., This greatly affected them because they felt that he was a true brother. There was no distance. They felt really understood. They spoke of him.... and they always said, "Ah, Mr. Vincent was an angel! ".

And how did the angel Vincent Van Gogh show his faith as an evangelist in your area ?  And did he express the interest he had for his new parishioners  in a practical way ?
Listen.  I cannot say too much about his faith, since I was young at that time. But as far as the practical point is concerned, I can tell you that my grandmother and other wives of coal miners searched for coal on the slag heaps.  Monsieur Vincent was with them and helped to snatch coal on the heaps, and loaded it up. If one of the ladies was pregnant, he took the load and carried it to her home so she did not get too tired.

Because at that time there was great distress and local workpeople tried to find solutions for food, for clothing and also for heating.  When you say that these women would scrape coal you mean they were in places where the earth withdrown from the mines was poured out.  This waste still included some residue of coal, that could stilll be used.
The family could possibly use it and sell the surplus to raise some more money for the home. When there was the famous Marcasse mine firedamp explosion, he was there and waiting for the dead, not only the bodies but the wounded who were brought back up from the mine and he took care of them.

At that time, there were no medical appliances as today.  Madame Victorine Chalet, Vincent Van Gogh was an evangelist, announced the gospel – he preached and administered, oaths.  But, would you say he was not content only to teach the gospel ?  He also applied it every day in his contact with others, didn’t he ?
That’s what my grandparents told me.  They said, although he spoke like a Flemish person - because he was a Dutchman – although he spoke Flemish, he brought us a lot of well-being.

But did he express himself in French ?
He spoke French, but there was his accent; a Flemish accent, a Dutch accent. But nevertheless, he could communicate with my parents, grandparents and children, and my uncles and aunts. And  the families were very large those days. So the little room where he preached was full.


But tell me; later it was recognized that Vincent Van Gogh, who was an evangelist, became a great painter.   When your grandparents were talking to you about him, was there something at that time that could define the fact that he would become a painter ?
Well,, he lived with a cousin of my grandmother, Mr. Denis.  In the evening, as my grandmother used to say, he had large sheets of paper on which he drew  little men with a piece of wood he took from the fireplace.

From the fireplace?

From the fireplace indeed.   It was a bit like charcoal.

So he already practised there ?  Did he do any drawings ?
Well, in the morning, the cousin’s wife rolled up these papers to light the fire in the fireplace.

Aaah, I guess there are many listeners hearing this, who shudder at this irreparable loss !
And she said: "That’s Vincent who drew another man!", then she crumpled the paper, to light her fire.

Oh Dear, and the next night it started all over again, I suppose ?
Every night ! Every night, he drew the little men.


He drew these men, his drawings,in order for being the great artist he would be one day.
And he made it.  And he suffered so much though.

So, to you; when you hear about Vincent Van Gogh, who do you think of ?  The painter he became, with this posthumous celebrity accompanying his name, or the evangelist he was, so close to the men and women who were in need and in misery ?
Well listen. I think especially of "Monsieur Vincent". This is the first thing I think of, it’s Mr. Vincent who lived so close to the miners, so close to the poor, who knew how to give his shirt to those who did not have one.

And all in the name of the Gospel, the word of the Lord, Jesus Christ, of which he was the messenger, the spokesman, which obviously could surprise a lot of people. But that was a reality.

Indeed, what a reality ! Because, I tell you: my grandparents saw in him an angel. They said : "This is an angel who came among us. Too bad he did not stay long".  This is what they said.

Well, Madame Victorine Châlet, we have to leave you now, keeping in mind this description of Vincent Van Gogh, alias "Monsieur Vincent", who was perceived as an angel sent from God. Thank you very much for this picture you have given after hearing your own grandparents. And this goes back many years.

Goodbye.
Goodbye Sir.

Now, when we hear about Vincent Van Gogh, the famous painter, we will also think of "Monsieur Vincent" servant of God among the miners and the poor people of the Borinage in Belgium.
And who knows, maybe it will incite us to let ourselves be inspired by the Gospel and make our life the art of loving others, iIn the name of Jesus, the Savior.

To all those who request it, we will send a free brochure entitled "Day after day, love." This is a collection of thoughts from the Bible.
So here is our address:
Evangelical Communication Media
Box 822
2001 Neufchâtel
Switzerland

See you soon for a new programme "Faith without  Borders". Goodbye to you all.

 

 

 

NOTE :

 

(1) The Marcasse colliery is indeed the one visited by Vincent Van Gogh in April 1879 (see letter to Theo no. 151 : http://vangoghletters.org/vg/letters/let151/letter.html ).

 

However, "the famous firedamp explosion" mentioned by Victorine Châlet,happend at the Agrappe coal mine in Frameries le April 17th, 1879 (see the same letter, note 3).

More details about both collieries can be found on the homepage of this blog.

 

 

 

Maison Denis - façade - photo Bertieaux

 

 


 

 

Nederlandse vertaling door Filip Depuydt

 

 

 

« Foi sans frontières »

 

Média  Communication Evangélique

 

Gepresenteerd door Alain Normand

 

(1990)

 

 

 

Dit is “Geloof zonder Grenzen”, een programma van de Evangelische Communicatie Media, in een presentatie van Alain Normand. Aan iedereen, een hartelijke groet !

 


Heel vaak hoorde ze spreken van "Monsieur Vincent" als zijnde een "engel van een dominee." En op dat moment had zij niet het flauwste idee dat het in feite om Vincent VanGogh ging, dezelfde man die ooit de beroemde schilder zou worden. Over enkele ogenblikken, hoort u het interrview met Mevrouw Victorine Châlet, die ons vertelt wat zij hierover van haar grootouders heeft horen vertellen in haar geboorteland België.

 

Mevrouw Victorine Chälet, u woont in Wasmess.  Dat ligt in de Borinage, niet ?
Ja meneer.

 


En bent u, in deze regio geboren ?
Ja meneer. Ik woon hier reeds 76 jaar lang. Ik heb mijn dorp nooit verlaten.

 

Dan heeft u waarschijnlijk een heleboel herinneringen aan de regio waar u geboren bent, en waar u al die jaren hebt gewoond ?  In het belang van onze luisteraars zouden wij enorm geïnteresseerd zijn om te vernemen wat u zich zoal herinnert uit het verleden.

 

Natuurlijk. Ik ben opgegroeid bij mijn grootouders. Omdat mijn moeder stierf toen ik nog maar 6 jaar oud was, werd ik door mijn grootouders opgevoed.  Men zou kunnen stellen dat zij behoorden tot de eerste protestanten. Ze zijn geboren in 1850 - dat maakt er ons niet jonger op - en ze maakten deel uit van een groep gelovigen die destijds de protestantse eredienst gingen bijwonen in Dour.  Dat was een flink eind lopen !

 

Vooral omdat men toen nog geen gebruik kon maken van auto's zoals dat vandaag het geval is.
Nee, nee. Ze liepen te voet met hun zeven kinderen. En later hebben zij het genoegen gehad om "Monsieur Vincent" in hun midden te mogen ontvangen.

 

Daarmee verwijst u naar Vincent Van Gogh.

 

Inderdaad. Maar wij hebben hem nooit anders gekend dan onder de naam van "Monsieur Vincent". Zij spraken niet over "Van Gogh". Dus ik ben opgegroeid met mijn grootouders en heb hen altijd horen spreken van Monsieur Vincent, niet wetende dat het ging om de grote schilder die ik later heb gekend door posters en van horen zeggen.   Maar wanneer zij over hem spraken, was dat altijd met een oneindige dankbaarheid ten opzichte van de Heer voor het feit dat hij hen zijn Dinaar had gezonden.

 

Maar zegt u mij, Madame Victorine Chalet, hoe komt het dat uw grootvader en uw grootmoeder Vincent Van  Gogh hebben ontmoet ?

 

Wel, dat komt omdat “Monsieur Vincent” naar de kleine gemeenschap kwam die werd gevormd in de Rue du Bois.   Deze groep gelovigen kwam samen in een voormalige danszaal, en daar ontmoetten zij Monsieur Vincent, die door God gezonden werd als Evangelist.

 


Dit is niet zo bekend bij het grote publiek...

 

En toch !   En de mensen waren zo blij om een "Dominee " te hebben, zoals ze zeiden : “Monsieur Vincent”.

 

Het ging dus om een jonge kerkgemeenschap  in Wasmes zelf ?
Ja. In Petit-Wasmes.

 

Dus, Vincent Van Gogh kwam om het Evangelie te prediken. Dit betekent dus dat hij gelovig was en dat hij het verlangen had om het Evangelie te verkondigen.   Maar wat hebt u daarover precies horen vertellen door uw grootouders?
Ha, dat “Monsieur Vincent” voor hen  een engel was ! Zij zeiden : "Hij  is een engel die de Heer ons heeft gezonden."  Want, men stelt zich een “Dominee” voor als iemand met wit overhemd, hoge hoed en geklede jas…. Maar Monsieur Vincent was, om zo te zeggen, de gelijke van de arbeiders. Hij was gekleed net als de arbeiders. En met zijn Hollandse accent, woonde hij naast hen, in hun buurt. Dichtbij hen ..., en dit maakte een diepe indruk op hen, omdat ze in hem een echte broer vonden. Er was geen afstand. Ze voelden zich echt begrepen. Ze spraken over hem.... en zeiden altijd: "Ah, Monsieur Vincent was een engel   ".

 

En hoe toonde de engel Vincent Van Gogh, die evangelist was in uw streek, zijn geloof ?  En welk praktisch belang had hij voor zijn nieuwe parochianen ?
Maar luister. Over zijn geloofsbetuiging kan ik niet veel zeggen, want ik was jong in die tijd. Maar op praktisch gebied kan ik u vertellen dat mijn oma en andere vrouwen van de mijnwerkers steenkool  gingen sprokkelen op de steenhopen, en Monsieur Vincent sprokkelde met hen mee op de steenbergen.  en   hij sjouwde zware lasten. Wanneer er een zwangere dame bij was, nam hij haar lading en droeg die naar haar thuis, opdat zij niet te moe zou worden.

 

Want in die tijd was er grote schaarste, en probeerde men oplossingen te vinden voor voedsel, kleding en ook voor verwarming.  Wanneer u vertelt dat deze vrouwen kolen sprokkelden, bedoelt u daarmee dat zij zich op de plaatsen begaven waar de aarde uit de mijnen werd opgehoopt. Die bevatte een bepaald residu aan steenkool, dat zij dan konden gebruiken.
Men kon het zelf gebruiken en de overtollige brandstof verkopen om wat meer geld in het laatje te krijgen voor het gezin.  En dan was er ook de beroemde gasontploffing in de Marcasse mijn (1), hij was daar aanwezig en wachten op de dodelijke slachtoffers die uit de mijn werden gehaald, niet alleen de doden, maar hij ontfermde zich ook over de gewonden.

 

 

 

En destijds beschikte men nog niet over de medische apparatuur van vandaag.  Madame Victorine Chalet, zou u durven stellen dat  Vincent van Gogh zich, als Evangelist, niet louter tevreden stelde met het onderwijzen van de inhoud van het Evangelie ?  Maar dat hij dit ook toepaste in het leven van elke dag in zijn contact met anderen ?
Dit is in elk geval wat mijn opa en oma zeiden. Mijn grootouders zeiden, hoewel hij sprak als een Vlaming - want hij was Nederlander - ondanks het feit dat hij Vlaams sprak, deed datgene wat hij ons bijbracht ons enorm goed.

 

Maar drukte hij zich uit in het Frans ?
Hij sprak inderdaad Frans, maar wel met een Vlaams accent, zijn Hollands accent. Maar toch, het heeft mijn ouders, grootouders en hun kinderen -  dus mijn ooms en tantes – veel bijgebracht.  In die dagen waren er veel kroostrijke gezinnen.  Dus de kleine ruimte waar ze samen kwamen, werd algauw wat krap.

 

Maar vertel me, later werd erkend dat de evangelist Vincent Van Gogh,  een groot schilder is geworden. Was er, in de tijd dat uw grootouders u over hem vertelden,  reeds iets waardoor we zouden kunnen bepalen dat hij ooit schilder zou worden ?
Nou, het is te zeggen, hij woonde bij een neef van mijn grootmoeder, Meneer Denis.  Hij had grote vellen papier waarop hij ’s avonds , zoals mijn grootmoeder placht te zeggen, “mannetjes” tekende met een stuk hout dat hij nam in het foyer.

 

In het foyer ?
In de open haard. Het was dus een een soort houtskool.

 

En dus oefende hij daar reeds ? Hij maakte reeds zijn tekeningen ?
Dus, ‘s ochtends verfrommelde de echtgenote van de neef deze vellen papier om het vuur in de open haard aan te steken.

 

Aaah, ik denk dat veel luisteraars zullen griezelen bij het horen van  dit onherstelbaar verlies !
En ze zei : " Vincent heeft alweer zijn mannetjes gemaakt !".   En zij verfrommelde het papier, en stak er haar vuur mee aan.

 

Oh, en de volgende nacht begon het opnieuw, neem ik aan ?
Elke avond ! Elke avond maakte hij zijn mannetjes.

 

Hij maakte zijn mannetjes, zijn tekeningen die hem voorbereidde om uit te groeien tot de grote kunstenaar die hij op een dag zou worden.
En hij is het inderdaad geworden. Ondanks het feit dat hij toch zoveel leed heeft doorstaan.

 

Als u vandaag over Vincent Van Gogh hoort spreken, waaraan denkt u dan ? Aan de schilder die  hij werd, met de eerder posthume roem die met  zijn naam gepaard gaat, of aan de evangelist,  de predikant, die op het terrein leefde, zo dicht bij de mannen en vrouwen die in nood en ellende verkeerden ?

 

 

 

Luister. Ik denk in het bijzonder aan "Monsieur Vincent". Dit is het eerste waar ik aan denk, aan “Monsieur Vincent” die zo dicht bij de mijnwerkers leefde, zo dicht bij de armzaligen, die zijn hemd schonk aan degene die er geen had.

 

En dat alles in de naam van het Evangelie, het woord van de Heer, Jezus Christus, wiens boodschapper en woordvoerder hij was.  Dit kan natuurlijk veel mensen verrassen.  Maar dat was een feit.
Ja, en een beroemde realiteit. Want Ik zeg u: mijn grootouders zagen in hem een engel. Zij zeiden: "Dit is een engel die onder ons is gekomen. Jammer dat hij niet lang is kunnen blijven. " Dit is wat zij zeiden.

Wel, het is met deze aanwijzing van Vincent Van Gogh, als zijnde "Monsieur Vincent", die werd gezien als een engel gezonden door God, dat we nu afscheid van u nemen. Madame Victorine Châlet, dank u zeer voor deze getuigenis die uzelf van uw eigen grootouders heeft gehoord. En dit gaat vele jaren terug. Tot ziens.
Tot ziens, Mijnheer.

Wanneer wij vanaf nu zullen horen over Vincent Van Gogh, de beroemde schilder, zullen we ook denken aan "Monsieur Vincent", dienaar van God bij de mijnwerkers en de arme mensen van de Borinage in België.
En wie weet, misschien zal het ons laten inspireren door het Evangelie en om van ons leven de kunst te maken van het liefhebben van anderen. In de naam van Jezus, de Verlosser.
Aan al diegenen die daarom vragen, sturen wij gratis de brochure "Dag na dag liefhebben." Dit is een verzameling van gedachten uit de bijbel.
Dus hier is ons adres :

 

Evangelische Media Communicatie
Case 822
2001 Neufchâtel
Zwitserland

Tot binnenkort voor een nieuw programma "Geloof zonder grenzen". Een hartelijke groet aan iedereen.

 

 

 

 

 

 

NOTA :

 

(1) De Marcasse kolenmijn is inderdaad diegene waar Vincent Van Gogh in april 1879 (zie brief aan Theo nr. 151 : http://vangoghletters.org/vg/letters/let151/letter.html ).

 

"De fameuse mijngasontploffing" waarover Victorine Châlet spreekt, heeft echter plaatsgevonden in de Agrappe kolenmijn in Frameries op 17 april 1879 (zie zelfde brief, nota 3).

Meer info over beide kolenmijnen vindt u op de homepagina van deze blog.

 

 

 

 

 


 

 

 

L'interview radio original peut être entendu au Eglise Protestant Evangélique de Petit-Wasmes. Uniquement pour groupes sur rendez-vous !

 

The original radio interview can be hear in the Evangelic Protestant Church of Petit-Wasmes.  For groups only and upon reservation only !

 

Het originele radio interview kan worden beluisterd in de Evangelische Protestantse Kerk van Petit-Wasmes.  Enkel voor groepen en op afspraak !

 

http://www.petitwasmes.be

 

 

 

Temple de Petit-Wasmes 1